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Manuel Rocheman

Pianiste
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Biographie


Pianiste doué qui fut longtemps considéré comme le « dauphin » de Martial Solal, Manuel Rocheman s’est distingué par une évidente virtuosité et un sens aigu de l’harmonie qui en font un pianiste raffiné particulièrement à son aise dans le cadre d’un trio. Issu d’une famille musicienne, formé au CNR de Paris où il étudie auprès de Alberto Neuman, l’un des rares disciples d’Arturo Benedetti Michelangeli, il découvre le jazz grâce à un disque d’Oscar Peterson dont il revendique l’influence ainsi que Phineas Newborn et Martial Solal avec lequel, à partir de 1980, il parfait un apprentissage du jazz entamé auprès de Michel Sardaby. A l’occasion d’un séjour à New York, il a fait, encore adolescent, la connaissance de Tommy Flanagan et de Jaki Byard. Son oreille s’enrichit à l’écoute des trios de Bill Evans, Keith Jarrett, Tete Montoliu et Chick Corea.

Ayant formé son premier trio en 1983, fraîchement diplômé, il se présente l’année suivante au Concours national de jazz de La Défense où il remporte un premier prix de soliste. Peu après, il joue en public des pièces que Solal et lui ont composées. Forte de ce parrainage – et du prix que le pianiste reçoit en 1989 à l’issue du premier Concours Martial Solal de la Ville de Paris – la carrière de Manuel Rocheman prend alors une véritable dimension professionnelle. Entre 1990 et 2000, le musicien signe cinq albums, tous en trio, avec des sections rythmiques différentes : l’un des plus remarqués le présente avec le contrebassiste George Mraz et le batteur Al Foster. Il semble particulièrement à son aise, dans cette configuration où l’élocution précise de ses idées et son attention scrupuleuse aux cheminements harmoniques, peuvent se déployer à l’envi : « C’est là que je me sens le mieux. Le trio ouvre sur la multiplicité des échanges. C’est une ouverture sur le monde. Je pense, d’une manière générale, que le trio reste le format d’expression idéal pour le piano. »

De l’influence de Martial Solal, dont il a été le seul « élève », et qui demeure perceptible à son goût du trait et de la variation, Manuel Rocheman parle en ces termes : « Martial m’a ouvert les portes de l’harmonie. Il m’a appris l’exigence, la volonté du renouvellement permanent, l’art de la surprise et beaucoup d’autres choses. »

Comme son maître, Rocheman affirme son talent en se confrontant aux règles du jeu triangulaire et en travaillant dans le respect des formes pour mieux stimuler son sens de l’improvisation. Son expérience de l’improvisation libre auprès du contrebassiste Didier Levallet le conforte dans ses orientations esthétiques. Outre des compositions personnelles, il s’applique de plus en plus fréquemment à l’interprétation de standards en ayant le soin d’en proposer des versions renouvelées : « L’intérêt n’est pas le standard en lui-même mais ce qu’on en fait en triturant les grilles harmoniques, en transposant les tonalités », explique-t-il.

Manuel Rocheman a manifesté son talent de compositeur au fil de ses albums, notamment ceux enregistrés à New-York en compagnie de deux géants, le contrebassiste George Mraz et le batteur Al Foster, ainsi que Scott Colley et Antonio Sanchez avec lesquels il enregistre «Cactus Dance » en 2007.

Pour son album « The Touch Of Your Lips » – Tribute to Bill Evans paru en 2010, Manuel déclare : « La musique de Bill Evans m’a toujours accompagnée et inspirée, j’ai voulu rendre hommage à ce fabuleux musicien en apportant ma touche personnelle avec un projet longuement mûri. Je rends cet hommage avec sérénité non pas en cherchant à le copier ou à l’imiter, mais en restituant toute la musique qu’il a fait naître en moi depuis longtemps et qui a maintenant mûrie. »

Son dernier album “Café & Alegria” a été enregistré au Brésil avec le mythique guitariste et compositeur, Toninho Horta.

« J’ai eu la grande chance de rencontrer Toninho Horta lors d’une tournée au Brésil. Etant fan de sa musique depuis de nombreuses années, tout était simple… Ce disque me tient à coeur, il représente une étape très importante pour moi, qui s’inscrit dans une longue histoire que j’entretiens avec la musique brésilienne. La réalisation de l’album était magique, avec un maximum d’émotion. Toninho Horta a apporté un soin essentiel à la réalisation de l’album. Le résultat dépasse toutes mes espérances, il y a de la joie musicale permanente et aussi une profondeur. »

Son tout dernier projet « Paris/Maurice » a été enregistré l’été 2013 à Maurice suite à une résidence Franco-Mauricienne initiée par L’I.F.M. en 2012. Il s’agit d’une rencontre entre le Jazz et le 6/8 séga de l’océan indien, mariant les textes de la chanteuse créole Nadine Bellombre aux compositions de Manuel.

Manuel se produit actuellement partout en France et dans le monde.

En tant que sideman, il fait partie du quartet de Rick Margitza.

Il a principalement collaboré avec Toninho Horta, Anthony Ortega, Kyle Eastwood, Al Foster, George Mraz, Antonio Sanchez, Scott Colley, Rick Margitza, Chuck Israels, Olivier Ker Ourio, Didier Lockwood, Jean-Luc Ponty, Victor Lewis, Jean-Loup Longnon, Teddy Edwards, Johnny Griffin, Bill Mobley, Rich Perry, Sylvain Beuf, Peter Erskine, Dusko Goykovich, Michel Legrand, Eddie Gomez, Eddie Henderson, André Ceccarelli, Aldo Romano, Sara Lazarus, Charles Aznavour, Patrice Caratini.

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Rick Margitza Quartet