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Eric Legnini

Pianiste
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Crédit photo : © Jean-Baptiste Millot

Biographie


Né à Huy en Belgique le 20 février 1970, Eric Legnini  est  l’un des pianistes les plus talentueux de la nouvelle scène Jazzistique Internationale.

En 1988 et 1989, il étudie à New-York avec le pianiste américain Richie Beirach.

En 1990,de retour en Belgique,il enseigne le piano dans la section Jazz du Conservatoire Royal de Bruxelles , poste qu’il occupe toujours.

 Eric Legnini est très présent sur la scène Française et Européenne.

 

Depuis 1994, on le retrouve notamment aux côtés de : Toots Thielemans, Joe Lovano, Serge Reggiani, Aldo Romano, Jacques Pelzer, Le Quintet des Frères Belmondo, Philippe Catherine, Didier Lockwood, Richard Bona, Christophe, Paco Sery  & Electric Six, Henri Salvador, Liane Foly, Dj Cam, Sanseverino, André Ceccarelli, Yvan Lins, Enrico Rava, Flavio Boltro, Eric Le Lann, Mike Stern, John McLaughlin, Mark Turner, Bunky Green, Eric Harland,  Yusef Lateef, Raphaël Sadiq, Manu Katché, Pino Palladino, Joss Stone, Micky Green, Diam's, Carla Bruni, Jean-Louis Aubert, Cali, Vince Mendoza, Michaël Brecker, Dianne Reeves, Jeff Ballard, Zigaboo Modeliste, Kurt Elling, Chris Isaak, Raoul Midon, Mamani Keita, Krystle Warren, Hugh Coltman, Yael Naim, Claude Nougaro et Milton Nascimento.   

 

Eric Legnini contribue également, par l’originalité de son jeu, à l’immense succès du Stefano Di Battista 5tet.

En 1997, leur disque “Volare“ a été salué par une presse excellente dont un "Choc" de l'année dans Jazzman.

Le Quintet est signé sur le prestigieux label Blue Note en 1998, pour lequel ils enregistrent “A Prima Vista“ (nomination aux Victoires de la Musique 1998).

En 2003 Eric Legnini enregistre le nouvel album de Stefano di Battista 4tet avec orchestre "Round about Roma " arrangé  et dirigé par Vince Mendoza toujours pour le Label Blue Note.

Début 2004 Eric Legnini est très remarqué lors de la sortie du disque de Stéphane Belmondo intitulé "Wonderland" qui s'est vu décerner un "disque d'émoi" par Jazz Magazine ainsi qu'un "choc" dans Jazzman.

En 2005 l'album "Wonderland est primé aux Victoires de la musique comme meilleur Album Jazz Français de l'année.

 Fin 2004 Eric Legnini enregistre et co-réalise le disque de Claude Nougaro  "La Note Bleu".

En 2005 il se voit décerner en Belgique le Django d’Or du meilleur musicien de l’année.

En 2006 sortie de son disque "Miss Soul" pour le Label Bleu ( Nomination aux Victoires de la Musique 2006).

En 2007 sortie de son disque "Big Boogaloo" pour le Label Bleu  ( Nomination aux Victoires de la Musique 2007 ).

En 2008 Eric Legnini enregistre le nouvel album des Frères Belmondo "Belmondo and Milton Nascimento".

En 2009 sortie de son disque "Trippin' " pour le Label B-Flat/Discograph  ( Nomination aux Victoires de la Musique 2009).

En 2010 sortie de son disque "Ballads pour le Label Song X/Discograph.

En 2011 sortie de son disque "The Vox" pour le Label Discograph  ( Victoires de la Musique 2011).

En 2012 sortie de son disque "Sing Twice! " pour le Label Discograph  ( Nomination aux Victoires de la Musique 2012).

En 2015, enregistrement de l’album d’Ibrahim Maalouf, “Red and Black Light” pour le Label Impulse.

 

Présentation du dernier disque " Sing Twice ! " :

 

Tout est dit dans le titre. Ce jeu de mot raisonne fort à propos sur la carrière d’Eric Legnini. Chante à deux fois, donc ! Cela fait doublement sens chez celui qui, depuis Miss Soul en 2005, a pris sept ans de réflexions avant d’en arriver là. Entendez un album qui flirte bien souvent avec la pop. Tout son parcours plaide pour l’ubiquité du quadragénaire, qui s’est fait la main auprès des plus fameux improvisateurs de sa Belgique natale.

Le temps – ou plutôt la superposition d’espaces-temps différents – est le secret de ce disque. Enregistré en deux jours au printemps, peaufiné pendant un bon mois cet automne, mais préparé depuis plus d’un an : Tout a commencé sur les routes de tournées menant le trio aux quatre coins du monde. “Nous avons peu à peu construit le répertoire lors des balances, puis sur scène. On s’est approprié le répertoire sans la voix, juste tous les trois. La plupart des morceaux sont nés ainsi, puis je les ai peaufinés pour chacun. Quand Hugh a posé des paroles sur les siens par exemple, ça a forcément changé les inflexions.” De cette première couche, élaborée en direct, il reste cependant la vibration organique. Ces morceaux développés en live seront travaillés et retravaillés. “Le but du jeu était de maquetter les titres avec un farfisa, à l’aide d’une simple boîte à rythmes. À partir de cette structure hyperminimale, nous pouvions de nouveau étendre les morceaux, mais pas trop. Il s’agissait de garder le format de la chanson, sans oublier la forme jazz. De toute façon, on joue en studio comme en concert : on se lâche, on prend des risques. Il s’agit d’un trio avec voix !
C’est comme un disque que je produirais, au service de la voix mais sans restriction de styles. Je m’autorise des digressions. Le projet n’est pas lissé !” Voilà pourquoi la ligne claire, éminemment mélodique, autorise néanmoins des détours harmoniques, des chausse-trappes rythmiques. On peut être au service de la voix, sans jouer au détriment de l’énergie du trio. L’affaire est une question de dosage, subtil. Une histoire de production dont Eric, en bon fan de Danger Mouse, Grizzly Bear et autre Daniel Lanois, en bon disciple de John Barry, fait son affaire. “Je ne voulais pas réaliser la simple photo de ce que l’on joue sur scène. Toute mon activité de producteur me sert et est très présente jusque dans les choix de fréquences.”, analyse celui qui s’est multiplié sur les claviers vintage : orgues seventies - Eko, Farfisa -, synthés analogiques, pédales d’effets, programmations de "beats" à partir de vielles boîtes à rythme, Fender Rhodes, mais aussi et surtout ce bon vieux piano...

Pas de doute, jusque dans sa conception, Sing Twice ! affiche ses prétentions : un disque de jazz aux contours pop, un album de pop aux atours jazz. Il suffit de se pencher sur “Snowfalls”, un véritable hymne qui devrait rappeler de bons souvenirs aux amoureux de Radiohead et de E.S.T.! Il en va de même d’“Only For A Minute”, un chant hanté par la figure tutélaire de Stevie Wonder, drappé dans une ambiance folk. Et si “Yan Kadi” marche avec classe dans les traces de papa Fela, si “The Source” est l’hommage masqué d’une griotte à “Africa Brass”, “Cinecitta” clôt ce recueil par un salut évident à l’Italie de ses origines, mais porte aussi la marque de respect de cet arrangeur pour tous les grands auteurs de bandes originales. Autant de références, de révérences, qu’Eric Legnini assume à 200 % tout comme il assure jouer à 300 % jazz. “Si on écoute bien mon disque, on entendra par derrière beaucoup de joueries jazz, un état d’esprit dans l’interplay du groupe et dans le rapport à l’accompagnement des voix propres à cette façon d’aborder la musique. C’est un laboratoire pour qui sait entendre, où le jazz reste la matrice, et la pop représente le cap.”

 

Présentation du Trio Electrique :

 

Le pianiste Eric Legnini revient à la formule du trio pour une série de concerts : une formule qu’il a déjà expérimentée à plusieurs reprises (le triptyque Miss Soul / Big Boogaloo / Trippin’ entre 2005 et 2008), ou sur le disque Ballads avec Franck Agulhon à la batterie et Thomas Bramerie à la contrebasse. Pour ce nouveau répertoire, il fait appel à nouveau à son complice Franck Agulhon (10 ans de collaboration !) et au bassiste électrique Dan Romeo, qui, bien qu’ils se connaissent depuis le début de leur carrière, se sont retrouvés sur scène en septembre 2014 à l’occasion du festival Jazz à la Villette où Eric Legnini s’est vu confier la relecture du répertoire de Ray Charles (plus particulièrement du célèbre What’d I Say) et l’avait convié à cette occasion.

Ceci marque le souhait d’Eric Legnini de s’inscrire dans la continuité de son parcours musical, en s’entourant de musiciens avec lesquels les affinités musicales sont évidentes, mais aussi la volonté de faire un pas supplémentaire avec un répertoire plus électrique (la basse électrique prend la place de la contrebasse, le Fender Rhodes tiendra la majeure partie du répertoire).

Eric Legnini, à travers ses nouvelles compositions, affirme non seulement son amour des rythmes afro jazz, mais aussi du funk, de la soul... Il suit en ce sens la trajectoire d’Herbie Hancock avec les Headhunters - l’une de ses références - ou encore du légendaire groupe Sly & The Family Stone.

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