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Le 26 septembre 2014 | Le Piano Barge

Sylvain Beuf Electric Quartet invite

Laurent Coulondre

Julien Charlet Batterie  , Laurent Coulondre Claviers  , Manu Codjia Guitare  , Philippe Bussonnet Basse  , Sylvain Beuf Saxophones
Sylvain Beuf Electric Quartet invite

Le Piano Barge / Vannes

Apres trois années d'existence du quartet, l'aventure se poursuit avec l'enregistrement d'un second album. Il 'agira là du dixième album de Sylvain Beuf en tant que leader.
A propos du premier album d'Electric Quartet, Jean-Marc Gelin, des DNJ a dit:

"Voilà une bien belle association que l’on attendait depuis longtemps. Celle de Sylvain Beuf et de Manu Codjia. On pressentait qu’ils pouvaient tous les deux nous concocter quelque chose dans une veine très américaine, très New-Yorkaise. Car chez les deux, la même approche de la modernité du jazz circule. Et force est de constater que cette association est une pure idée de génie tant les deux se retrouvent là, embarqués dans le même embrasement esthétique.

Sylvain Beuf c’est une sorte de gros chat agile et souple ( écouter B amor) qui se faufile dans la rythmique et saute de doubles en triple croches. Notre Chris Potter à la française dans l’esprit comme dans le geste. Il y a chez Beuf le sens du lyrisme exacerbé et celui du placement quasi télépathique. Le groove toujours au bord des lèvres qu’il soit au ténor ou magnifique de puissance et de droiture au soprano. Il y a chez Codjia le sens du bleu, de la couleur harmonique juste et du détournement mélodique. Et c’est là où les deux font la paire : le moelleux de Codjia et le tranchant de Sylvain Beuf.

Le groupe qui se transforme parfois en quintet, a beaucoup travaillé le son et navigue entre plusieurs eaux. Un superbe River Song comme un morceau de pop bleuté , écriture magnifique aérée et spatiale tout comme ce moment d’évanescence pure sur Libertad.Des moments parfois presque shorteriens. Quelques morceaux d’inspiration plus classiquement hard bop mettent le feu en quintet comme ce Waiting freeoù l’on reste scotchés par le mordant d’Alex Tassel invité pour l’occasion.

Avec Electric Excentric, c’est Sylvain Beuf-Mister Hide qui devient carrément plus électrique. Et là Sylvain Beuf surprend son monde, s’aventure sur un terrain plus rock, plus noisy voire plus crade. Ça rape, ça rentre dedans, c’est bon ! Et Beuf qui n’est pas du genre à s’attarder délivre 3mn de coups durs et d’uppercuts et passe à autre chose. Scotchés.
Entre jazz et pop, entre couleurs rok et funky, le quintet propulsé par une exceptionnelle rythmique nous tient en haleine de bout en bout.

Avec cet album, Sylvain Beuf outre qu’il compose et arrange magnifiquement, créée une réelle dynamique des fluides, propulse une force en mouvement. Et c’est de ce frottement que naît cette formidable énergie explosive qui forme ce que l’on pourrait appeler un véritable power quartet (ou quintet). "

Les Dernières Nouvelles du Jazz // Jean-Marc Gelin